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COMMUNIQUE DE PRESSE

Après la publication du rapport de la Commission d’Enquête des Nations Unies sur le Burundi (Res.23/24), un rapport fallacieux compilant de fausses informations sur le Burundi via les réseaux sociaux et qui a conclu ledit rapport en demandant à la Cour Pénale Internationale d’enquêter sans délais sur les possibles « crimes contre l’humanité », l’Ambassade du Burundi près la Fédération de Russie voudrait communiquer à l’opinion ce qui suit :

  1. Le « rapport » est une compilation des mensonges collectés via les réseaux sociaux dans l’objectif d’aboutir à un changement de régime au Burundi ;
  2.  

  3. Les soi-disant experts omettent sciemment de mentionner que le Burundi a été attaqué deux fois et subi une tentative de coup d’Etat et une insurrection qui ont occasionné des morts, des blessés et des dégâts matériels ;
  4.  

  5. Il apparaît clairement que la Commission est en mission commandée par certains pays occidentaux pour ouvrir la voie à des actions visant à déstabiliser le Burundi et la région
  6.  

  7. L’Ambassade met en garde la commission contre les conséquences d’une telle action sur le pays et sur les efforts de la médiation visant à réconcilier le peuple burundais ;
  8.  

  9. La commission est restée muette sur les violences et atrocités commises par les insurgés et les putschistes du 13 mai 2015 et n’a même pas daigné les documenter.
  10.  

 

Pour cela le Gouvernement du Burundi rejette catégoriquement le contenu de ce rapport caractérisé par un manque de professionnalisme et de crédibilité. De même, le Gouvernement et le peuple burundais condamnent avec la dernière énergie tout acte susceptible de mettre en péril la souveraineté et la paix du Burundi en se cachant derrière les droits de l’homme pour promouvoir les intérêts égoïstes de certaines puissances occidentales.

 

De surcroît, les pressions exercées sur la Cour Pénale Internationale pour précipiter une enquête sur le Burundi constituent une preuve supplémentaire de l’existence d’un agenda caché pour détruire le Burundi et son peuple. Toute action précipitée entamera fortement le peu de crédibilité qui reste à la Cour Pénale Internationale. Le peuple burundais résistera contre toute tentative d’atteinte à la souveraineté de leur pays et à leurs efforts de se réconcilier à travers un dialogue franc, sincère et inclusif.

 

 

Fait à Moscou, le 09 septembre 2017